Archive | édition#8 RSS feed for this section

Youtique pose la première pierre du e-commerce dans Youtube

14 Oct

La première boutique de vêtement sur Youtube vient d’être lancée. Sous le nom de Youtique, elle a été réalisée par l’Agence digitale Poke et comporte une série de vidéos proposant des « conseils de styles ». La styliste Louise Roe y sélectionne et y parle notamment de la dernière collection du détaillant en présentant divers articles et accessoires. Les utilisateurs ont également la possibilité de cliquer sur un élément de la vidéo quand elle est terminée et ils sont ensuite amenés sur un site de vente en ligne pour l’acheter.

Si la mécanique n’a rien de révolutionnaire (une vidéo interactive qui renvoie vers le site marchand), ils bénéficient du buzz généré par leur statut de pionner en la matière. Déporter l’expérience vidéo sur Youtube c’est bénéficier d’un avantage certains sur ses concurrents en terme de référencement mais c’est aussi et surtout s’ouvrir à de nouveaux client à l’intérieur même de la plateforme via les recherches et les vidéos associées.

Axa : quand le print s’accouple au digital

14 Oct

Pour promouvoir son application de déclaration de sinistre via iPhone, Axa a choisi de jouer la complémentarité entre le print et le digital Le principe : un encart presse qui représente une rue parisienne. Au milieu de cette rue, un emplacement pour poser l’iPhone et une URL à rentrer. Une fois ces 2 manipulations effectuées, l’expérience commence, un film qui reprend parfaitement le décor se lance et fait vivre une véritable expérience à l’utilisateur. Une expérience qui démontre les bénéfices de l’application…

Gap : la dure loi du web social appliquée à l’innovation marketing

14 Oct

Lundi 4 octobre fut un jour sombre pour Gap, le jour où la terre se mit à tourner à l’envers. La marque américaine introduisit discrètement son nouveau logo, remplaçant l’ancien qui datait d’une bonne vingtaine d’années.

Mal lui en a pris. Les critiques des habitués de la marque furent telles sur la page Facebook de Gap (près de 725 000 fans) que le groupe décida lundi 11 octobre, soit exactement une semaine après, de revenir sur ses pas.

«Nous vous avons entendu. Et après mures réflexions, Gap gardera son logo bleu» a écrit Marka Hansen, la présidente de Gap, dans un communiqué. Pourtant, dans un premier temps, le 7 octobre, la direction a tenté de calmer la colère des fans en transformant ce loupé en opération de crowd sourcing. Face à l’afflux de propositions, cette nouvelle démarche a vite été interrompue. Lundi soir, Marka Hansen enterrait donc officiellement le «nouveau logo plus moderne» et ressortait son bon vieux carré bleu. «Depuis que nous avons déployé une nouvelle version de notre logo la semaine dernière sur notre site, nous avons découvert une vague de commentaires de clients mécontents et désireux de conserver le logo emblématique. Nous les avons entendus répéter de nombreuses fois qu’ils étaient passionnés par le carré bleu. Nous avons donc pris la décision de conserver le logo emblématique de la marque.» Dès l’annonce de ce retour en arrière publiée sur la page officielle de Facebook, les réactions ont afflué, en grande majorité provenant de consommateurs qui semblaient sincèrement soulagés. Mais quelle sera, désormais, la nouvelle stratégie marketing de Gap ? Il ne serait pas surprenant de les voir revenir à la charge avec une opération 100% participative pour enfin donner à leur nouveau logo le visage que leurs clients en attendent.

WWF nous fait la peau

14 Oct

Voici une excellente opération de Leo Burnett Moscou pour son client WWF, utilisant la réalité augmentée dans le but de rappeler aux gens que les Tigres se font exterminer et qu’il faut réagir. Pour ceci, un dispositif on et offline basé sur des tee-shirts présentant une tête de tigre et un marqueur de réalité augmentée a été mis en place. Ces tee-shirts furent mis à disposition dans des magasins «trendy» de Moscou où les gens pouvaient se placer devant un écran interactif qui activait l’animation, à savoir vous en train de vous faire trouver la peau de balles.

Des stickers du marqueur furent également distribués afin de permettre à quiconque de faire l’expérience avec ses propres vêtements. Une opération qui aura touché 200 000 personnes.

Toyota Prius : quand le social media impacte les 4×3

14 Oct

Pour la promotion de la nouvelle Prius à NY, Toyota a mis en scène sa voiture sur l’écran digital appartenant à Reuters sur Times Square. L’idée est de faire participer tous les possesseurs d’iPhone en les invitant à télécharger l’application Prius. Une fois l’application lancée il est possible d’interagir avec le billboard en envoyant des dessins réalisés sur l’instant.

Une installation plutôt surprenante qui prouve encore une fois que les opérations IRL (in real life) ont de beaux jours devant elles et que la rue est aussi un des lieux d’expression du social media.

Nescafé fait se lever la toile du pied gauche

14 Oct

Avec « Wake up live more », une opération organisée du 4 octobre au 22 novembre sur la page fan Nes, qui vise les 15 25 ans, Nescafé ne va pas se faire d’amis. Le principe ? « Réveiller l’un de ses amis avec un message délirant », entre 5h30 et 9h. A défaut de « message délirant », les victimes subissent des bruits de trompette, une fanfare, des gens qui hurlent,… L’internaute a le choix, pour réveiller ses copains, entre le militaire, la police, le fan de karaoke, l’animateur radio et le scientifique. La victime est ensuite redirigée vers une application Facebook où on lui propose de retrouver qui l’a piégé, dans une liste de huit personnes. Il est ensuite incité à piéger à son tour un ami. Problème : Pour le lancement de l’opération, l’agence a jugé bon de piéger les blogueurs les plus influents du digital en France. Bilan : Un tôlé général qui fait de l’opération un véritable bad buzz…

On se demande comment Nestlé, après le fiasco Kit Kat/Greenpeace a pu faire ça. Pour Eric Maillard, qui dirige Ogilvy PR « c’est une opération potache qui vise les jeunes. Mais nous sommes évidemment prêts à la faire évoluer, en fonction des retours. » Parmi les retours, donc, une page Facebook a été créé par des victimes excédées. Les blogueurs-victimes, eux, n’ont pas apprécié et le font savoir.

A partir de combien de contacts une base est-elle rentable ?

14 Oct

Il y a quelques jours un client m’a demandé comment il pourrait monétiser sa base de données d’un million de mails. A première vue, le chiffre est important et, connaissant les coûts d’achat d’un contact en affiliation (entre 0,30 et plusieurs Euro suivant la qualification) le premier réflexe eut été d’estimer une somme rondelette.

Pour évaluer véritablement la valorisation de la base, au-delà de son degré de qualification, il faut tout d’abord se demander quels seraient les résultats à obtenir sur un envoi.

Prenons un exemple optimiste en s’appuyant sur les statistiques obtenues sur un jeu concours particulièrement attractif. On envoie donc un mail proposant de gagner plusieurs milliers d’euros de gain au million de contacts réputés être en affinité avec le jeu. On obtient alors le décompte (plutôt optimiste) suivant :

20% des contacts ouvrent le mail ce qui fait 200 000 contacts atteint. 10% d’entre eux décident de cliquer, ils ne sont donc plus que 20 000 à venir sur la première page du jeu. 50% vont tenter leur chance, le jeu à donc généré 10 000 contacts en partant du principe que le jeu impose d’être obligatoirement optin. En optimisant fortement les coûts d’envoi et le prix de revente du contact ce client peut espérer gagner entre quelque centaine et un millier d’euro pour cette opération.

Si par exemple il est décidé de proposer aux gens d’être optin ou non, nous aboutissons à une nouvelle réduction de 50%… le jeu n’a généré finalement que 5 000 contacts à mettre en perspective avec le coût d’envoi d’une base d’un million de mails.

Les pourcentages indiqués étant plutôt optimistes il appartiendra à ce client d’être particulièrement sévère sur les conditions d’optimisation de chaque étape du jeu. Qualité du mail, attractivité du jeu, facilité d’accès au site, simplicité du formulaire… Car, à 1% prêt, l’opération peut se révéler déficitaire.

Du côté de l’annonceur, c’est notre capacité à optimiser la formule de datacatching qui nous permettra de négocier les prix d’achats les plus bas. Cet exemple permet aussi de constater… qu’un million de mails, c’est pour finir bien peu et que pour générer 100 000 contacts sur un jeu il faut envoyer près de 10 millions de mails soit seulement 10% en étant optimiste.

Article écrit par Raphaël Frémont